Des évolutions CPF et TOEIC qui appellent la réflexion
En ce mois de décembre, il est temps de faire un premier bilan des évolutions du CPF et du TOEIC depuis l’été. C’est pourquoi j’en suis venue à réfléchir aux raisons pour lesquelles j’avais ouvert Speak-up Formation en 2008.
En effet dernièrement toutes les obligations et éléments liés à Qualiopi et au test TOEIC me permettent de réaliser qu’aujourd’hui je dédie une bonne partie de mon temps à « cocher les cases » plutôt qu’à faire ce qui m’anime vraiment.
Tout cela m’a ramené à l’essence de Speak’up lors de sa création en 2008, 4 ans après la mise en place du DIF. Ce DIF peu connu alors, restait très confidentiel et n’était pas un argument de vente du tout. De plus, ayant vécu à l’étranger de 2003 à début 2008 ce n’est pas non plus ce qui m’a décidé à ouvrir mon école, devenu organisme de formation finalement au fur et à mesure du type de demandes et des évolutions législatives.
Enfin le DIF ne pouvait être utilisé que si l’employeur était d’accord ce qui n’était pas toujours le cas.
Speak-up Formation: une évidence dans mon parcours
Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver mon parcours sur la page « à propos ».
La création de Speak’up était la conclusion logique de ce que j’avais pu expérimenter dans les différents cadres et pays où j’ai exercé mon métier d’enseignante avant de poser mes valises à Vannes. Je peux lister ainsi ce qui m’a incité à enseigner au sein d’une structure indépendante :
- Le cadre scolaire ne convient pas à tous les élèves. L’idée est d’offrir le coup de pouce nécessaire, hors cadre, aux personnes qui souhaitent passer un palier à un moment où ils se sentent « coincés ».
- Quelqu’un peut finir ses études sans vraiment parler une langue malgré de bonnes notes, (même si cela évolue aujourd’hui), alors un endroit où la conversation est privilégiée s’avère nécessaire ;
- Il est important pour bien apprendre de se sentir bien là où se fait l’apprentissage. J’ai donc voulu créer un espace d’échange et de partage au sein duquel tous les élèves se sentent en confiance, un lieu chaleureux et accueillant ;
- Ouvrir un lieu qui ne ressemble ni à une salle de classe ni à une salle de réunion, où l’on travaille en petit groupe ;
- Si le seul frein aux projets de quelqu’un est la langue, alors il doit être possible de trouver une structure qui l’accueille pour l’aider à se mettre à niveau sans forcément « rentrer dans les cases » d’un parcours pré-déterminé ;
- La grammaire est très importante et apporte une base solide qu’il ne faut pas négliger mais il est primordial d’appliquer très vite les notions en PARLANT. Sans grammaire on ne peut pas construire dans la durée mais sans pratique régulière et conséquente on ne peut pas ancrer le savoir théorique.
- Enfin, je souhaitais aussi enseigner le FLE et l’anglais sans avoir à choisir et enseigner aux adultes comme aux plus jeunes.
La suite pour Speak’up?
Alors aujourd’hui, je me pose naturellement la question de là où je place mon temps et mon énergie. Entre venir accompagner l’apprentissage de personnes qui effectuent une vraie remise en question et cocher les cases du CPF, l’équilibre est difficile. En effet, bon nombre de personnes ne pourraient pas s’offrir de formation sans le CPF mais le CPF rétrécie de plus en plus le champ d’action ou le complique. Pour preuve, lors de mon audit de renouvellement, l’inspectrice elle-même a souligné cet aspect sur plusieurs critères pour Speak-up Formation.
C’est toute ma réflexion du moment avec le besoin d’un break de fin d’année aussi 😊 Je vous en dirai donc plus en janvier !
En attendant, je vous souhaite de très bonne et heureuses fêtes de fin d’année.



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